Revue de presse

Ateliers d’écriture : la fabrique de l’écrivain

“Les ateliers d’écriture connaissent un succès grandissant en France. Nouveauté dans le pays du “écrire, ça ne s’apprend pas” : ils intéressent aussi des éditeurs, qui y trouvent de nouveaux auteurs. […] Il existe de rares ateliers d’écriture dans les universités. La plus grande d’Ile-de-France possède le sien. Il est réservé aux étudiants de Paris-1 Panthéon-Sorbonne et est animé par la romancière Joëlle Guillais. “J’ai conceptualisé des outils, des moyens, mais ce que je fais ne relève pas d’un cours. J’ai besoin d’installer une stimulation.” Elle fait la même chose hors université dans son atelier “Mot à mot”. Elle quitte parfois les endroits feutrés où l’écriture se cherche pour des lieux plus rudes, dans une école à Créteil ou auprès de la Banque alimentaire, à l’image d’Olivia (Marina Foïs) dans le film de Laurent Cantet, L’atelier. L’écriture vient alors comme une thérapie soulager une douleur sociale autant qu’individuelle. “Il y a pourtant un point commun entre ces deux types d’atelier. Tous les gens qui viennent transgressent l’image du don à la naissance. Sans ces ateliers, ils ne se seraient jamais rencontrés.” Vous pouvez lire la suite de l’article sur le site de Livres Hebdo. 

Par Laurent Lemire, Marine Durand, le 27.10.2017

Les ateliers Mot A Mot dans Libération : “Des plumes dans le cul”

Décrouvrir l’article sur le site de Libération: www.liberation.fr/des-plumes

Mise à nu. Un atelier d’écriture parisien propose régulièrement à ses participants des séances d’ébats littéraires. Le sujet du jour : une «ode à la fesse masculine».

L’heure et demie de rédaction est terminée. C’est le moment de rendre sa copie pour les auteurs amateurs de l’atelier d’écriture Mot à mot où, depuis deux ans, et bien avant le succès du sex-seller Cinquante Nuances de Grey, l’écrivaine Joëlle Guillais invite de temps en temps ses participants à s’encanailler de la plume et à s’aventurer sur le terrain de l’érotique.

L’atelier se tient chez elle, dans un loft parisien. La déco est excentrique, un peu barrée, à l’image de l’organisatrice. Un écriteau lumineux «Sex» clignote tandis que trois Barbie à poil sont à la queue leu leu sur un abat-jour. Ce soir, sous les grands Velux, ils sont sept à bûcher, chacun sur un coin de table éclairé par des lampes de bureaux, pour rédiger une «ode à la fesse masculine».

Bibliothécaire, ingénieur, responsable de communication, artiste ou consultante… La plupart des participants sont venus après leur travail et portent encore leur tenue de boulot. La moyenne d’âge de la troupe oscille entre la vingtaine et la quarantaine. Certains ont des blogs, d’autres rédigent des chroniques littéraires, mais ici, personne ne compte faire la nique à E. L. James, l’auteure deCinquante Nuances de Grey. «Les textes sont vierges de toute dimension commerciale, annonce Joëlle Guillais. La seule motivation pour venir, c’est le plaisir.» Afin de stimuler l’inspiration de ses écrivains, elle a distribué des photos d’hommes nus en début de séance. Et une feuille avec une consigne : «A vous de donner des fessées et du sexe aux mots pour rendre la fesse masculine érotique et littéraire.» Comme à la fin d’un examen, les auteurs se pressent pour finir. On entend des soupirs, des pianotements de doigts qui s’accélèrent sur les claviers d’ordinateurs. Des pages de carnets noircies tournées fiévreusement.

Vous pouvez la suite de l’article sur le site du journal Libération 

Ce reportage a eu lieu à l’occasion d’une présentation des photos de Fatima Daoudi dans le cadre de l’exposition sur le corps masculin dans l’art du XVIIIe siècle à nos jours. En effet, non seulement les nus masculins sont rares à l’époque moderne, mais ils sont aussi l’œuvre exclusive d’artistes hommes. Cette fois-ci, à l’atelier Mot à Mot des femmes écrivaient sur le nu masculin.

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